Au-delà de l'aube qui rougeoie
Bien plus près encore du loin que l'Olympe
Dans la main ostentatoire d'un dieu verni
Il y a, ils y sont.
Offense intolérable des sens,
Ses lances de dentelles encore nous trouent.
Déchiré de sueur, de sang et de poussière
En amont d'un aval ils se pendent.
Amenés par le vent, la pluie.
Dissection d'un monde en couleur
Gris d'une pollution qui ne se peut
Plus loin allez, plus bas prendre
Pour demain vivre la journée d'hier.
Le Temps. Trop tard hélas
Trois fois plus court qu'une basse note
Mille fois plus éphémère que le moindre des souhaits.
Amour d'une vestale fanatique
De mots, de paroles assassines.
Bel amant sous les cieux
Qui dans le feu s'évanouit. Sans promesse.
Une pomme sur sa tête, une flèche dans l'½il.
Souffre-t-il d'une absence ou du poignard.
Son dos ensanglante sa toge
Le renard narquois le menace de sa patte.
Mourra-t-il ? C'est oui s'il se lève.
Adieu mon amie, ma belle enfant.
Candide Candice, la chandelle à la main
Jamais ne peut s'autoriser un départ.
Et sans l'annuaire elle ne peut s'y mesurer.
Inconsciemment indolente, impuissante.
Le poignard elle ramasse, l'amour elle tue.
Le temps la sauve d'une aiguille
Qui dans sa nuque plongée mordille son espoir.
Il la regarde et il sourit, triste mascarade en vérité.
Ne peut pas s'en détacher, se targue de la hélée.
Le vent ricane, il faut certes de cela pour un dieu
Celui-là même qui dans l'encens se vautre.
C'est beau. Si beau que ses mains en pleurent,
Les couteaux, les livres aux pages déchirées
Tous ne se peuvent fermer dans son corps
Tellement d'angoisse pour un rêve
Un cauchemar imposteur qui déjà au réveil n'est plus.


